LES TRÉSORS CACHÉS DES ÎLES DU PARC JEAN-DRAPEAU

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     Situées aux portes de Montréal, les îles du parc Jean-Drapeau ont le potentiel de devenir un lieu de villégiature emblématique pour la métropole, à l'instar des îles de Toronto. Cependant, le parc Jean-Drapeau est très connu et fréquenté pour les grands événements qui s’y déroulent, mais trop peu pour son improbable caractère paysager et patrimonial.

Reportage photo de l’incroyable potentiel de ces îles, qui pourraient devenir un havre de nature rempli de trésors cachés aux portes de Montréal.

 

Faisant face au centre-ville, les îles du parc Jean-Drapeau représentent un lieu d’escapades idéal. Offrant de magnifiques panoramas sur la ville et le fleuve, ce site présente beaucoup de similitudes avec les îles de Toronto, mais est pourtant loin d'être utilisé à son plein potentiel. Contrairement à Toronto, où un écosystème d’activités crée un achalandage continu et met en valeur les différents attraits des îles, les îles de Montréal sont avant tout fréquentées pour ses grands évènements.

Cette année est un moment propice pour évoquer et rêver le potentiel des îles, puisque la consultation publique sur l'avenir du parc Jean-Drapeau, pilotée par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) est en cours. Les conclusions de cette consultation influenceront l’élaboration du nouveau plan directeur du parc pour les 10 prochaines années. Cela constitue une occasion unique de mettre en lumière les trésors patrimoniaux et paysagers des îles et de s'approprier collectivement son avenir. Alors que les grands événements représentent présentement le principal attrait des îles, de plus petites initiatives pourraient venir activer ces îles et créer cet écosystème d'activités qui rétablirait la balance entre évènements ponctuels et attraits permanents.

 

Le Débarcadère : une terrasse fluviale avec vue sur la ville

C'est un fait trop peu connu, mais la plus belle manière d'accéder au parc Jean-Drapeau est certainement en prenant la navette fluviale depuis le Vieux-Port! De plus, le quai du débarcadère offre un superbe point de vue sur le centre-ville et le pont Jacques-Cartier. Une rangée d'arbres et quelques bancs ponctuent le quai, mais la promenade s'arrête aux abords des stationnements qui dominent la rive jusqu'au pont Jacques-Cartier sur près d'1km. Cet endroit a le potentiel de devenir un espace public emblématique, venant humaniser l'entrée des îles.

 

Un havre vert méconnu autour du mont Boullé, où trône la Tour de Lévis

Si la majeure partie des îles Ste-Hélène et Notre-Dame est faite de remblais, le mont Boullé a toujours existé au milieu du St-Laurent. Cet îlot boisé d’envergure a des allures de mini mont Royal, avec la présence de plusieurs espèces indigènes dont l’érable à sucre et le micocoulier occidental. Des sentiers permettent de découvrir ce site des plus pittoresques et de se rendre jusqu'à son sommet où se trouve la Tour de Lévis, qui est en fait un château d'eau. Pour la première fois cet été, la tour est accessible au public les fins de semaines, permettant d'admirer une rare vue à 360 degrés sur la région métropolitaine.

 

La salle de bal néo-égyptienne inachevée et son bord de l'eau délaissé

Construit entre 1927 et 1931, ce bâtiment de style art déco est situé sur l’île Sainte-Hélène. Originalement pensé pour héberger un casino, le pavillon a ensuite été aménagé pour des salles de bal et d'exposition, qui n’ont jamais été achevées. Il a ensuite été réquisitionné comme entrepôt pour l'Armée canadienne. Vacant depuis 1949 mais ayant gardé une bonne intégrité structurale, on peut rêver qu'il prenne vie un jour.

A proximité du bâtiment, une plage avait autrefois été aménagée, mettant en valeur le bord de l'eau, comme le montre l'image d'archive. 

 

Le phare et ses canaux

Avec sa plage de sable et ses nombreux canaux, l'île Notre-Dame a tout pour dépayser le visiteur. Seulement, ses attraits sont difficilement accessibles, perdus au milieu du circuit de Formule1.

À proximité du Jardin des Floralies, la zone du phare est un lieu des plus mystérieux. Son bassin est connecté à tout le réseau de canaux entourés d'arbres matures. Un endroit idéal pour louer des embarcations et se perdre pendant des heures sur l'eau, en oubliant qu'on est à Montréal.

 

Pendant trois fins de semaine, le Village nomade activera trois de ses espaces avec le projet du Voyage des îles. La série d'activation d'espaces (le Débarcadère, la Tour Lévis et le Phare secret) sera réalisée du 17 août au 3 septembre 2018.

 

Crédits photo : Jérôme Glad / Céline Girard

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AuthorJérôme Glad